Tendinite : pourquoi les ondes de choc changent la donne

Vous souffrez depuis des mois d’une douleur persistante à l’épaule, au coude, au talon ou au genou. Vous avez essayé le repos, les anti-inflammatoires, la glace et rien ne dure. C’est souvent à ce stade que l’on parle de tendinopathie chronique, et c’est précisément là que le traitement par ondes de choc entre en jeu.

Au cabinet ACRPhysio à Chêne-Bourg, nous utilisons cette technique pour les cas qui résistent aux approches classiques. Voici ce que vous devez savoir.

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Qu'est-ce qu'une tendinopathie chronique ?

Un tendon est une structure fibreuse qui relie le muscle à l’os et transmet les forces de contraction musculaire. Soumis à des contraintes répétées (gestes sportifs, mouvements professionnels, surcharge ponctuelle) il peut s’enflammer (tendinite) puis, si l’inflammation persiste, se dégrader structurellement (tendinose ou tendinopathie chronique).

À ce stade chronique, le tendon n’est plus vraiment enflammé au sens classique du terme : il a subi des micro-lésions qui n’ont pas cicatrisé correctement, formant un tissu désorganisé, peu vascularisé et douloureux. C’est pourquoi les anti-inflammatoires sont souvent inefficaces à ce stade. Il n’y a plus d’inflammation à traiter, mais un tissu dégradé à régénérer.

Comment fonctionnent les ondes de choc ?

Les ondes de choc sont des impulsions acoustiques de haute énergie, générées par un appareil spécialisé et appliquées directement sur la zone douloureuse via une sonde. Elles agissent sur le tendon de plusieurs façons :

Mécaniquement, elles brisent les micro-calcifications qui peuvent s’être formées dans le tendon, notamment dans les tendinopathies calcifiantes de l’épaule.

Biologiquement, elles stimulent la production de facteurs de croissance locaux, favorisant la néovascularisation (création de nouveaux vaisseaux sanguins) et la synthèse de nouveau collagène. Les deux piliers de la régénération tendineuse.

Neurologiquement, elles modifient la perception douloureuse en saturant les récepteurs nociceptifs locaux, procurant souvent un soulagement perceptible dès les premières séances.

Pour quelles pathologies ?

Les ondes de choc sont particulièrement indiquées pour :

  • La tendinopathie de la coiffe des rotateurs (épaule), notamment les formes calcifiantes
  • L’épicondylite latérale (tennis-elbow) et l’épicondylite médiale (golf-elbow)
  • La tendinopathie du tendon d’Achille chronique
  • La fasciite plantaire et l’épine calcanéenne
  • La tendinopathie rotulienne (genou du sauteur)
  • La tendinopathie du moyen fessier (douleur latérale de hanche)

En règle générale, les ondes de choc sont proposées après 6 à 12 semaines de traitement conservateur (physiothérapie classique) insuffisamment efficace. Elles ne remplacent pas la rééducation : elles la complètent et en amplifient les effets.

Comment se déroule une séance ?

Une séance dure généralement entre 15 et 20 minutes. La sonde est appliquée directement sur la peau, avec un gel conducteur, sur la zone douloureuse identifiée lors du bilan. L’intensité est progressivement augmentée selon votre tolérance.

Il est normal de ressentir une sensibilité accrue dans les 24 à 48 heures suivant la séance. C’est le signe que le processus de régénération tissulaire est activé. Cette réaction est passagère et fait partie du processus thérapeutique. En général, un protocole de 3 à 5 séances espacées d’une semaine est nécessaire pour obtenir un résultat optimal.

Les résultats

Les études cliniques disponibles montrent des taux de succès entre 70 et 85 % pour les tendinopathies chroniques traitées par ondes de choc, en association avec des exercices thérapeutiques (notamment les exercices excentriques). C’est une technique reconnue, non invasive, sans médicament et sans temps d’arrêt obligatoire.

Soignez-vous !

Vous souffrez d’une tendinopathie résistante ? Notre cabinet ACRPhysio à Chêne-Bourg est équipé pour vous proposer un traitement par ondes de choc, intégré dans un programme de rééducation personnalisé. Contactez-nous pour un bilan.

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